Pour un centre national en Algérie

L’Association des parents et malades atteints de spina-bifida de Béjaïa a organisé, hier à l’auditorium du campus d’Aboudaou, en collaboration avec la faculté de médecine de l’université Abderrahmane Mira, sa première rencontre internationale.

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Béjaïa 1ère rencontre internationale sur le spina-bifida

L’Association des parents et malades atteints de spina-bifida de Béjaïa a organisé, hier à l’auditorium du campus d’Aboudaou, en collaboration avec la faculté de médecine de l’université Abderrahmane Mira, sa première rencontre internationale.

Le conclave est placé sous le thème «Le spina-bifida et l’approche institutionnelle». Près d’une quinzaine de communications et une table ronde autour de laquelle ont eu lieu des débats avec constats et recommandations, ont été les principales activités de cette journée scientifique. Alors qu’au Maroc et en Tunisie, on pratique une intervention sur le spina-bifida tous les deux mois, en Algérie, on opère deux à trois cas de spina-bifida en une semaine. Cela est dû à l’absence de prévention en Algérie, soulignera le professeur S. Tliba, doyen de la faculté de médecine et chef de service de neurochirurgie au CHU de Bejaia. Lors de son intervention portant sur les dysgraphies spinales et la présentation du projet de recherche sur le spina-bifida, l’orateur dira que cette pathologie est un véritable problème de santé publique très fréquent en Algérie. Il s’étalera sur des explications relatives à la maladie dont le résumé serait que celle-ci est une pathologie assez précoce qui se manifeste sous forme d’une ouverture prématurée de la colonne vertébrale. Les lésions anatomiques, l’embryonnaire, l’étiopathogénie et les complications physiques qui en découlent ont été aussi mis en exergue. Découverte récemment, cette pathologie existait au temps des Pharaons déjà fera savoir le professeur Tliba. Il semblerait, selon celui-ci, que Ramsès 2 boitait car atteint par le spina-bifida. Pour le chef de service de neurochirurgie du CHU de Bejaia, le meilleur traitement reste préventif notamment par un supplément systématique en acide folique avant et pendant la grossesse. L’orateur donnera un aperçu sur la démarche de lancement du projet de recherche sanitaire sur le spina-bifida et sur le travail du CHU et de l’association organisatrice de cette rencontre. Avant lui, N. Kaiba, le président de la dite association avait rappelé les étapes ayant permis et la connaissance de cette maladie et la création de son association qui remonte à deux années seulement. De son côté, le professeur K. Sahraoui, du CHU de Blida, dissertera autour de la prise en charge des malades atteints de spina-bifida. Il informera que cette malformation congénitale a une incidence en Afrique du nord de 1,55 pour 1.000 alors que l’Algérie caracole en tête de cette partie du continent avec 1,64 pour 1000, soit avec un taux légèrement supérieur à celui des pays voisins. Il donnera des informations au sujet des opérations chirurgicales pratiquées sur des malades du spina-bifida en parlant des lambeaux musclo-cutanés, des lambeaux perforants pour la greffe tout en rappelant qu’il est possible de fermer avec des techniques classiques. Pour le professeur Sahraoui, la prise en charge reste toutefois multidisciplinaire et les carences vitaminiques et les hyperthermies durant le premier trimestre de la grossesse font partie des premiers facteurs de causes. En prenant la parole, le professeur A. Danoune, Directeur général du CHU de Bejaia, fera remarquer que si les interventions chirurgicales durent entre trente minutes et deux heures pour les cas de spina-bifida, l’approche multidisciplinaire peut durer des années. Les défis de l’approche multidisciplinaire dans le spina-bifida est le thème qu’a développé le professeur Danoune. En clôturant son intervention, le professeur Danoune dira que le rôle du CHU dans cette approche rapporte, entre autres, de nouvelles compétences, de nouvelles technologies et bien sûr une nouvelle organisation. Présent à cette rencontre, Bernard Domang, de l’association belge de spina-bifida, donnera un aperçu sur l’expérience institutionnelle de son association. Cet invité belge est un parent ayant adopté un enfant atteint de spina-bifida. La stratégie de prévention, les troubles vésico-sphinctériens, les troubles orthopédiques, l’enseignement inclusif de l’enfant spina-bifida sont, entre autres, quelques autres thèmes développés durant cette rencontre scientifique.

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